Ne nous mentons pas. Si au soir du 6 mai prochain les électeurs choisissent de nouveau Nicolas Sarkozy comme président de la République, il n’y aura plus grand chose à espérer de ce pays. Ce n’est nullement une question de positionnement sur l’échiquier politique.

La France est sociologiquement un pays de droite et aucun jugement moral ne peut être porté là-dessus. En revanche, si un pays de plus de 65 millions d’habitants renouvelle sa confiance à l’un des plus mauvais présidents de la Ve République, on est légitimement en droit de s’interroger sur la santé mentale de la cinquième puissance mondiale.

Depuis une décennie, Nicolas Sarkozy a été successivement ministre de l’Intérieur, ministre de l’Économie et des Finances, et enfin président de la République. Et l’état dans lequel se trouve la France est excessivement mauvais. De 7,8 % en 2002, le taux de chômage atteint maintenant près de 10 %. Certes, la crise est là et il est difficile d’agir en ces temps de mondialisation. Mais tout de même. Le constat est sans appel : au mieux, Nicolas Sarkzoy ne sert donc à rien. Un livre de 1000 pages ne serait pas suffisant pour lister toutes les erreurs et les approximations de l’actuel hôte de l’Elysée : bouclier fiscal, fiasco tunisien sans oublier les immondes prises de position de Claude Guéant. Quand on pense que l’une des premières mesures annoncées par le candidat était la mise en œuvre d’un référendum sur l’indemnisation des chômeurs, on se dit que les vieilles recettes éculées d’une démagogie réactionnaire sont tout ce qui lui reste. Nous sommes sincèrement désolés que Sarkozy n’ait pas eu assez de temps. Mais dix ans, c’est déjà trop.

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