C'est avec stupeur que Le Bon Plan a découvert que la NSA portait une attention toute particulière à nos activités en ligne !

Agités du bocal ?

Depuis quelques mois, nous constations une forte proportion de visiteurs provenant d'Amérique du Nord, sans pour autant nous alarmer : outre les expatriés qui nous lisent avec fidélité, beaucoup d'internautes utilisent des services permettant de masquer leur géolocalisation. Nous mettions donc cet afflux de lecteurs américains sur le compte d'un regain de méfiance vis-à-vis de la loi Hadopi.

Cependant, différents messages d'avertissement rédigés pour beaucoup en anglais, mais également pour certains en russe ou en hébreu, tendaient à nous affirmer que nos activités rédactionnelles étaient surveillées. La plupart de ces messages atterrissant dans la rubrique « spams » de notre client courriel, nous n'y prêtions pas une attention particulière. Jusqu'à ce coup de téléphone inattendu : Edward Snowden en personne nous a contacté vendredi dernier pour nous signaler que la NSA s'intéressait de très près au Bon Plan...

Muets comme des carpes

Lignes téléphoniques sur écoute, mouchards sur la bande passante, HTML infesté de codes malicieux, déluges de malwares sur nos matériels logiciens, chevaux de Troie, toisons d'Or et talons d'Achille sur notre interpréteur PHP : toute une galerie des horreurs de l'informaticien avait pris possession de notre site autant que des installations de nos locaux. Il a fallu plusieurs heures pour parer au plus pressé et restaurer une sécurité et une confidentialité satisfaisantes sur nos équipements.

L'explication ? Soucieuse de surveiller tous les sites la mentionnant et délivrant des informations à son sujet, l'agence américaine a commis une faute de frappe et tapé « RSA » au lieu de « NSA », ce qui l'amena tout naturellement sur notre site, qu'elle surveille donc allègrement depuis au moins trois semaines. Selon des sources proches de l'administration américaine, la NSA a vite réalisé son erreur mais a choisi de persévérer dans son espionnage, « by precaution, because nobody's never too careful », ainsi que l'indique un courrier officiel.

Le Bon Plan a adressé un courrier de protestation au Pentagone et a naturellement tenté de contacter les représentants en France de la NSA afin de les interroger sur cette scandaleuse immiscion au sein de ses activités, mais ces derniers n'ont pas jugé bon de nous répondre. Nous tiendrons naturellement nos lecteurs au courant de l'évolution de cette situation tout au long de cette journée du 1er avril.

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