Certains proposent des revues de presse, Le Bon Plan vous offre sa revue de toile, en passant au crible l'actualité sociale à travers les articles les plus marquants de la semaine.

SMIC

Après François Lamy, Pierre Gattaz aurait suggéré un salaire « transitoire » inférieur au smic pour encourager l'embauche de jeunes. Dans un article du Monde du jeudi 17 avril, le président du Medef ne dément pas ses paroles mais indique qu'il répondait à une question d'un journaliste, qu'il ne faisait aucune proposition et qu'il n'a jamais parlé de « smic jeunes ». Il affirme cependant que ne pas étudier cette idée serait « contribuer » au chômage. L'idée a suscité un rejet du gouvernement et une réaction indignée des syndicats. Même Laurence Parisot, ancienne patronne du Medef, avait dénoncé la « logique esclavagiste » de son successeur. L'express, dans un propos du 16 avril nous indique qu'il existe déjà plusieurs équivalents au « smic jeunes ».

Pauvreté

La mise en place du Pacte de responsabilité et la réduction du déficit public se feront au détriment des plus pauvres puisque le Gouvernement prévoit d’économiser 11 milliards d'euros sur les prestations sociales. C'est ce qu'annonce le Figaro dans son article du 16 avril. Le plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale adopté en janvier 2013, portait l’engagement d’une revalorisation progressive du RSA de 10% jusqu’en 2017. La suspension de cette mesure eprovoque la colère des associations de solidarité qui n’acceptent pas que les 2 millions d’allocataires et leur foyer soient les premiers sacrifiés de ce programme d’économie. Pour ces associations, l’annonce du gel des prestations sociales et de la revalorisation du RSA jusqu’en octobre 2015 est un choix politique irresponsable. Autre injustice, le gel de l’APL, qui va toucher plus de 6 millions de bénéficiaires, majoritairement des personnes à bas revenus ou qui vivent sous le seuil de pauvreté. Les organisations qui luttent contre l’exclusion demandaient mercredi 16 avril sur le site de la FNARS, que le Pacte de responsabilité intègre des contreparties en matière de créations d'emplois accessibles aux précaires, et prenne en compte la situation sociale des 9 millions de Français qui vivent sous le seuil de pauvreté.

Santé et travail

Le Point révèle les chiffres clés du dernier rapport de l'Observatoire sociétal des cancers qui a voulu analyser l'impact de la maladie sur les parcours professionnels. Avoir un cancer pénalise professionnellement près d'un tiers des malades, selon ce rapport rendu public le 17 avril. L'absence de mesures spécifiques, la mise au placard sont des réalités que décrivent entre un tiers et la moitié des patients interrogés quand les chefs d'entreprise affirment au contraire tout faire pour faciliter le maintien dans l'emploi. Un tiers des malades atteints d'un cancer qui travaillaient au moment du diagnostic ne sont plus en activité deux ans après et seul un quart de patients qui étaient au chômage lorsqu'ils ont appris leur cancer a retrouvé un emploi deux ans après. Le quotidien du medecin ajoute sur son site que près de 1000 euros ne seront jamais remboursés au patient atteint d'un cancer.

 

 

 

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