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L'actualité sociale ne faiblit pas, les nouveaux chiffres du chômage sont là pour en témoigner. Petit tour d'horizon des articles que les médias lui ont consacré la semaine dernière.

En commençant par une « bonne » nouvelle que nous réservait le site Boursier.com, en annonçant une nouvelle hausse des tarifs d'électricité au 1er novembre. La fameuse « précarité énergétique », de plus en plus présente dans les débats comme dans les préoccupations des associations, a donc encore de beaux jours devant elle. Mais que l'on se rassure : pour mieux dénoncer la pauvreté, les fait-diversiers continuent à dénoncer les pauvres. Ainsi, Ouest France ne manque pas de nous raconter l'histoire de cet allocataire du RSA qui roulait en Maserati. Ceux qui ne peuvent plus se payer ne serait-ce qu'une nouvelle paire de chaussures apprécieront. Tout comme ils apprécieront ce titre du Figaro qui, pour relayer les inquiétudes de la maire de Paris Anne Hidalgo vis-à-vis de la capitale, choisit d'amalgamer dans un même ensemble « pauvreté et saleté », le tout accompagné d'une photographie d'un clochard trônant près des ordures.

En matière de santé, la « loi santé » que prépare Marisol Touraine se profile à grands pas. :  les grandes lignes  en sont résumées par le site Seronet. Parmi les recommandations de la ministre, la mise en place de paquets de cigarettes neutres et, plus encore, l'interdiction de la cigarette électronique dans les lieux publics font partie des dispositions qui provoquent le plus de réactions au sein du grand public, tandis que les médecins y voient surtout une menace pour leurs honoraires. Tant et si bien que le syndicat UNOF-CSMF, nous dit Libération, appelle les toubibs à fermer leurs cabinets entre le 25 et le 31 décembre, une période étrangement très prisée par les grévistes occasionnels. Pour autant, les raisons de la colère peuvent être entendues : il est vrai que les tarifs des médecins n'ont pas été revalorisés depuis trois ans, soit une réelle perte de pouvoir d'achat.

Mais nous l'avons dit : l'information phare de la semaine, c'était l'annonce des nouveaux chiffres du chômage qui ne cessent de grimper. Un « nouveau record historique », prend soin de rappeler Le Point en mentionnant les 19.000 nouveaux demandeurs d'emploi, venant s'ajouter aux quelques trois millions quatre cent mille occupant déjà les registres de Pôle Emploi. Des chiffres qui donnent le tournis et sanctionnent un « échec » politique reconnu par le ministre du Travail lui-même, ainsi que l'évoque L'Expansion. Comment contrer cette hausse ? En ayant recours aux contrats aidés, croit savoir La Tribune, tandis que BFM s'interroge sur l'efficacité ou non de ces mêmes contrats.

Enfin, ceux qui ont la « chance » d'avoir un emploi seront heureux de savoir que les droits des salariés finissent toujours par être respectés, même s'il faut attendre... soixante-six ans, comme c'est le cas pour les mineurs grévistes de 1948, un conflit social qui a marqué l'après-guerre par sa violence, et dont Christiane Taubira, selon Atlantico, veut réhabiliter les acteurs, qui seront d'autant plus ravis de l'apprendre qu'ils reposent aujourd'hui au cimetière... Au moins n'ont-ils pas de problèmes de logement, contrairement aux citoyens français et au pays qu'ils habitent, où la construction de logements neufs demeure en berne,  le marché du logement redoutant, nous disent Les Échos, un « nouveau trou d'air ». Un courant d'air dans la confiance, et c'est tout le bâtiment qui s'enrhume ? Moins que ceux qui dorment dans la rue ou dans des foyers toutefois, et que les associations continuent à soutenir avec courage. Ainsi, pour conclure sur une note locale, saluons– aussi triste soit-il – l'anniversaire des trente ans de la Banque Alimentaire de Sassenage, signalé par France 3.

Nul doute que le dévouement de tous ces bénévoles ne sera pas de trop dans le climat social qui se profile pour l'hiver 2014. Un climat, et une actualité qui va avec, que nous ne manquerons pas de continuer à suivre pour notre prochaine Revue de Toile, après une petite interruption de quinze jours pour des motifs que les fidèles lecteurs du Bon Plan ne tarderont pas à comprendre !