Deux des organisations les plus connues de la lutte contre le VIH et le sida sont confrontées à de graves difficultés budgétaires.

Chez Act Up Paris : chômage partiel au mois de janvier. Chez Aides : suppression de 65 postes sur 460 dans le cadre d'un "plan social".

Act Up Paris sera en chômage partiel dès le mois de janvier 2014, pour éviter une cessation de paiement. Act Up affirme disposer de très peu de moyens au regard des actions qu'elle doit entreprendre. Son budget de 875 000 euros en 2012 pour 11 salariés, est en réduction constante depuis 2009. Les sacrifices financiers mis en œuvre depuis deux ans (réduction de la masse salariale, diminution des publications et des participations aux conférences, déménagement) n'auront pas été suffisants.
 
Chez Aides, un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) a été décidé. Il serait la conséquence de la baisse des ressources provenant du Sidaction. Il est a noter que le financement public de cette association a baissé de 7% par an environ depuis 2010. Cependant l'intersyndicale des salariés de l'association dénonce les effets d'un montage financier au profit d'une autre association, Coalition Plus. Les premières suppressions de postes auront lieu en mars.

Le message envoyé par les pouvoirs publics a des effets désastreux sur la générosité des français et sur l'image de ces organisations qui viennent en aide à des malades ou qui communiquent pour éviter la progression du sida. En cette période de fêtes où l'on parle beaucoup de solidarité, indiquer à tous que leurs missions ne sont pas indispensables n'est pas très réjouissant.

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