La FNARS et le Samusocial de Paris viennent de publier une étude qui montre que la prise en charge, en urgence, des sans-logement, est toujours majoritairement inéfficace. L'étude, portant sur la région de Paris et 37 autres départements, met en évidence un pourcentage de satisfaction des demandes encore bien trop faible.

Les statistiques s'appuient sur les appels faits au « 115 ». Le « 115 » est un numéro unique, initialement opératoire sur Paris, puis généralisé à tout le territoire, qui permet à des personnes en situation d'urgence de réclamer un hébergement (aussi bien pour les personnes seules que pour des familles avec enfants) ou de signaler la situation de détresse d'un tiers. L'analyse des appels montre une hausse de 31% (soit un tiers) du nombre de demandes d'hébergement entre septembre 2012 et septembre 2013, tandis que par rapport à juillet 2013, 1000 demandes suplémentaires ont été enregistrées en cette fin d'année. Ce sont les familles qui restent majoritaires en demande (61%).

Et malheureusement les services en place ne peuvent pas répondre à la demande. Le « 115 » n'a pu satisfaire que 22% des demandes en province et 39% à Paris. Sur les 15 000 personnes ayant sollicité une aide, 9000 ont éssuyé une fin de non-recevoir.

La FNARS tire donc la sonnette d'alarme, et pointe la relation entre l'augmentation de la demande et le manque de solutions possibles. Elle réclame, étude à l'appui, une loi qui serait à même d'adapter les structures existantes à la situation actuelle. Celle-ci aurait la forme d'une « programmation pluriannuelle » pour augmenter le nombre de places en CADA (Centre d'Accueil pour Demandeurs d'Asile). Espérons que la FNARS sera entendue.

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